« Une histoire originale qui mêle habillement suspense et thèmes initiatique »

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Le blog « Les petites lectures de Scarlett » a aimé « Les enfants Indociles ».

Voici un extrait de la chronique :

« Une histoire originale qui mêle habillement suspense et thèmes initiatique ! Les personnages, principaux et secondaires, sont tous bien travaillés psychologiquement, ils apportent tous une partie des réponses aux questions soulevées par la disparition de Magda ! Et en fin, la plume de l’autrice est fine, fluide, dynamique et captivante !

Un roman plein de tendresse, de délicatesse et de facétie qui donne une folle envie de sortir des sentiers battus, de se dépasser et de profiter à 200% de la vie. »

Pour lire la chronique dans son intégralité, cliquez-ici.

Une nuit à Guinsa

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La route slalome au cœur des montagnes pointues comme des canines, à l’infini dégradé de vert. Au détour d’un virage serré surgissent les rives d’un fleuve marécageux, d’où dépassent quelques becs gris. Le soleil baigne tout. Ses éclats de lumière sur la surface de l’eau invitent à la contemplation. Cela tombe bien : il est difficile de dépasser les 45 km/h sur ces lacets aux pièges inconnus.

Au bout du voyage nous attend Guinsa, l’un des plus grands complexes bouddhiques de Corée du Sud. Un entrelacs de temples accrochés à flanc de montagne, aux couleurs époustouflantes. On raconte que les monts s’ouvrent autour de Guinsa comme les pétales d’une fleur de lotus. Nous terminons le dernier kilomètre à pied. La côte est rude. Mais le spectacle que nous découvrons une fois en haut mérite l’effort. Passé la porte de pierre : une explosion de vert, rouge, bleu et doré nous accueille. Ici chaque poutre, chaque balcon est peint, embarquant l’esprit dans un tourbillon palpitant auquel s’ajoute celui de la végétation luxuriante. Partout, dans le temple, autour du temple, les fleurs du printemps rivalisent de générosité.

« Par ici », indique celui que l’on appelle Monsieur Kim. Ce Coréen anglophone est chargé d’accompagner la poignée d’Occidentaux venus passer, comme nous, deux jours et une nuit dans le temple, afin d’y vivre au rythme des moines. Monsieur Kim nous indique les chambres et nous tend les vêtements que nous porterons ici : un pantalon et un gilet de toile simple, marquant notre appartenance, pour quelques heures, à la communauté.

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Je m’arrête un instant pour observer un groupe de retraités Coréens tenant une discussion animée près d’une fontaine. Tous utilisent la même soucoupe pour boire. Que suis-je venue chercher ici ? Pas une révélation mystique – il serait naïf d’imaginer qu’une poignée d’heure avec des moines suffirait pour cela. Ni une initiation à une nouvelle religion, si l’on considère que le bouddhisme en est une. Plutôt une expérience. Une pause. Le pas de côté qui, parfois, aide à prendre un peu de recul sur le quotidien.

Nous visitons le complexe avec Monsieur Kim. Partout, des Coréens s’activent. Beaucoup sont des visiteurs, venus ici pour prier. Le temple est très ouvert. Il est possible d’entrer et sortir des pièces pendant les cérémonies, librement, sans que personne ne s’en offusque. A condition d’ôter les chaussures. La plupart des moines de Guinsa sont des femmes – des « bonzesses ». Nous croisons de toutes petites grands-mères grimpant les marches à toute vitesse, en dépit de leurs jambes arquées et de leurs dos chargés de sacs. Nous serions incapables de les suivre. « Ce soir, vous testerez la méditation », annonce notre guide.

Le dîner est pris dans la salle collective, avec la communauté. Tous les jours, Guinsa offre un repas gratuit aux visiteurs de passage. Riz, quelques légumes, soupe et kimchi, la grande spécialité coréenne : du chou épicé et mariné plusieurs semaines dans la saumure. Un délice. Enfin, pas pour tout le monde. « Même si vous n’aimez pas, mangez tout : cette nourriture le fruit du travail des moines, en laisser serait leur manquer de respect », prévient Monsieur Kim. Certains ont plus de mal que d’autres à finir.

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Un peu plus tard, nous entamons l’initiation à la méditation, en compagnie d’une bonzesse. La vingtaine de Français, Allemands, Italiens ou encore Mexicains présents sont pour la plupart des étudiants. Tous ne prennent pas l’instant très au sérieux. Ils sont là pour l’exotisme.

Il y a, à Paris, un Dojo Zen où l’on enseigne les rudiments de l’exercice. La méditation est un art à la fois simple et compliqué. Simple, car il est accessible à n’importe qui. S’asseoir en lotus, yeux fermés ou ouverts, se concentrer sur la respiration – inspirer, expirer. C’est tout. Ne pas chercher à chasser les pensées inondant en permanence l’esprit : les observer, simplement. Peu à peu, le tumulte s’apaise, comme le sable retombant au fond d’une rivière une fois l’agitation passée. Facile ?

Non. Car pour ressentir les effets bénéfiques (réels, profonds, incroyables) de cette pratique, il convient de méditer tous les jours, au moins vingt minutes. Or, s’accorder ce temps-là, ce cadeau à soi alors que nous passons nos journées à courir après les secondes, à chasser les moments considérés comme improductifs, est loin d’être évident. Cela exige un profond travail et une rigueur sans faille.

Le visage de la bonzesse est à la fois doux et déterminé. Chacun de ses gestes est gracieux. Apaisé. Sa maîtrise de l’anglais est parfaite, ce qui ne manque pas d’intriguer. Plus tard, elle nous confiera qu’autrefois, elle était une femme d’affaires « successful » à Séoul. Pas d’enfant. Une vie consacrée au travail. Remplie. Puis un jour, la révélation. Elle quitta tout pour rejoindre Guinsa. Ici, nous explique-t-elle, les bonzesses ne sont pas obligées de se raser la tête, contrairement à ce qui se pratique dans d’autres branches du bouddhisme.

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Je l’interroge sur le « Dharma », les enseignements délivrés par Bouddha. Elle rit. « Il y a un Bouddha en chacun de nous », dit-elle. Puis : « respecter la vie en tout. Voir la beauté. Les huit rayons de la roue du Dharma : la pensée juste, la parole juste, la compréhension juste, l’action juste, le mode de vie juste, l’effort juste, l’attention juste, la concentration juste. Réfléchissez à ça. Souriez. Faites en sorte que chacun de vos gestes soit harmonieux ».

Comment quitte-t-on une vie de « working woman » séoulite pour devenir bonzesse ? Quel a été son chemin intérieur ? A-t-elle trouvé la paix ? « Dans mes autres vies, déjà, je priais beaucoup », murmure-t-elle en guise d’explication. Elle n’en dira pas plus. Les Bouddhistes croient en la réincarnation.

Nous nous couchons tôt. A 3 heures du matin, nous nous levons pour assister à la première cérémonie de la journée. Les bonzes défilent autour du temple, suivis par une file de fidèles à laquelle nous nous mêlons. Ils chantent. Pas à pas, lentement, nous marchons avant de regagner le temple, où la prière débute.

Nous fermons les yeux.

Quelque chose se passe.

Un frisson dans la colonne vertébrale. Un souffle. Une vibration, qui est d’abord le prolongement de celle du son. Nous ne comprenons pas les paroles, mais le chant des bonzes a ce pouvoir-là : il aide l’esprit à glisser vers l’ailleurs. Il apporte une concentration puissante. Une forme de transe, peut-être.

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Un peu plus tard dans la matinée, nous enchaînons les 108 prostrations rituelles en compagnie de la bonzesse. L’exercice est physique. Il a des points communs avec certaines formes de yoga, en particulier le Kundalini. L’épuisement du corps aide à libérer l’esprit. Dépasser la douleur des cuisses, des genoux, des chevilles, permet d’atteindre une autre forme de dépassement, plus spirituel. A lâcher prise. A retrouver un certain sens des priorités.

Le Bouddhisme n’est pas une religion à proprement parler. Plutôt une philosophie. Un mode de relation au monde. Pourtant, bien des Coréens prient Bouddha comme un Dieu, afin de conserver la santé, la prospérité ou pour la réussite de leurs enfants. Quel que soit le continent ou la religion, le besoin de réponses est identique. Partout se manifeste le refus du vide. La même nécessité de croire en un idéal, un Dieu ou un principe supérieur. Le même vertige : l’angoisse absolue face à la mort.

Ces quelques heures à Guinsa ont été un court aperçu du Bouddhisme Coréen. Une plongée dans la beauté confondante de ce lieu. La poursuite d’une réflexion, aussi, sur la méditation. Cette pratique, qui déconnectée de la religion, permet de plonger en soi afin d’y trouver les réponses qui n’émergent jamais à la surface. Une forme d’acceptation du monde qui n’est pas un renoncement, mais plutôt l’exact opposé : une sérénité liée à la connaissance des profondeurs.

Dans « Mon histoire vraie » (Ed. Sonatine), le cinéaste David Lynch écrit :

« Les idées sont comme des poissons.

Si l’on veut attraper un petit poisson, on peut rester près de la surface de l’eau. Mais si l’on veut attraper un gros poisson, alors il faut descendre en profondeur.

Dans les profondeurs, les poissons sont plus vigoureux et plus purs. Ils sont immenses et abstraits. Et ils sont très beaux.

Moi, je cherche un certain type de poisson qui a une grande importance à mes yeux, un poisson que je puisse transposer au cinéma. (…)

Chaque chose, tout ce qui existe, émane des profondeurs. Plus votre conscience s’élargit, plus vous vous enfoncez vers cette source, et plus le poisson que vous pourrez attraper sera gros. (…)

Ma pratique de la médiation, depuis trente-trois ans a eu un rôle déterminant dans mon œuvre cinématographique et picturale, ainsi que dans tous les secteurs de ma vie. Pour moi, ça a été le moyen de plonger plus en profondeur dans ma quête du gros poisson ».

Je poursuis la recherche du mien.

Il se dissimule toujours dans les abysses, sous le tumulte des pensées accesoires.

 

« Les enfants indociles » : interview avec le Collibris

« Les enfants indociles » étaient dans la box littéraire du mois de mai du Ptit Colli. A cette occasion, Marie Charrel a donné une interview au blog du Collibris, dont voici un extrait. Retrouvez la totalité du texte en cliquant ici.

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Bonjour Marie. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre univers littéraire ?

Je suis auteure, journaliste et exploratrice des mondes intérieurs. Mes trois premiers romans évoquent la question des liens familiaux, des secrets, des choix de vie. Avec toujours, une large place accordée à l’imaginaire. J’aime aborder les sujets graves avec légèreté.

Votre dernier roman « Les enfants indociles » a été sélectionné par le comité éditorial du Ptit Colli. Certains lecteurs auront donc la chance de le recevoir dans leur box littéraire.

– Quel message souhaiteriez-vous leur adresser ?

De ne jamais rien prendre trop au sérieux. La vie est trop courte.

– Comment leur présenteriez-vous ce livre ?

« Les enfants indociles » sont à la fois un jeu de piste, une aventure, une quête initiatique parfois joyeuse, parfois douloureuse. Un matin, Magda disparaît de sa maison de retraite. De là où elle se cache, elle lance des défis à sa petite fille Claire. Ils sont d’abord un peu fous, puis de plus en plus durs : porter des chaussures à  talons très hauts, poser nue, démissionner… Claire se prend au jeu, convaincue que cela lui permettra de retrouver sa grand-mère. Au fil des défis, elle affrontera les blessures de son passé. Notamment celles liées à son père, qui s’est évaporé lorsqu’elle était enfant. Peu à peu, elle se libérera des maux qui l’empêchaient de vivre.

D’où vous est venue l’excellente idée d’utiliser le jeu « cap ou pas cap » comme fil rouge de votre roman ?

Je désirais que cette quête démarre dans la joie. Mais aussi qu’elle se tisse autour de la relation entre Claire et sa grand-mère, qui l’a élevée. Quoi de mieux qu’un jeu d’enfant pour cela ? Mais très vite, ce n’est plus tout à fait un jeu d’enfant.

Selon vous, faut-il être mis au défi pour se dépasser et se (re)trouver ?

J’en suis convaincue. Pour survivre à nos blessures, nous nous enfermons peu à peu dans une routine, des schémas de pensée, des relations parfois déséquilibrées, parce que cela nous rassure et nous protège, d’une certaine façon. Mais cela empêche d’avancer, aussi. Il est plus facile de se complaire dans la douleur et la nostalgie que de faire table rase pour repartir de zéro. Comment briser le cercle, enclencher le mouvement indispensable pour entamer une réflexion sur soi ? Sans un événement extérieur, c’est très difficile. Lorsqu’un défi nous pousse à nous dépasser, nous posons un regard différent sur le monde. Nous faisons un pas de côté qui peut, parfois, faire tomber les barreaux intérieurs.

Cap ou pas cap ? Est-ce que vous souhaiteriez que l’un de vos proches vous lance de tels défis ? Oseriez-vous les relever ?

Oui, à condition qu’ils soient bienveillants, comme ceux de Magda. Se remettre en question, douter de soi est un préalable indispensable pour avancer. Tenter de devenir une meilleure personne. Il n’y a pas d’âge pour cela.

Entre jeu de piste et réflexion sur le sens de la vie, « Les enfants indociles » apparaît comme un véritable voyage initiatique. Finalement, c’est une thérapie que vous nous proposez ! ? (rires).

Je dirai plutôt une réflexion ! Je crois que les livres aident à cela : réfléchir, grandir, tout en se divertissant. D’un point de vue personnel, je suis devenue plus forte grâce aux livres. Certains m’ont sauvé la vie, comme « Le mythe de Sisyphe », d’Albert Camus, ou « Professeurs de désespoir », de Nancy Huston. Plus modestement, « Les enfants indociles » rappellent cela : il suffit parfois de changer un peu le regard que l’on porte sur sa propre vie pour être en mesure d’accomplir des choses incroyables.

Que pouvez-vous nous dire sur Claire et Magda ? Comment leur avez-vous donné vie ?

Claire ressemble à beaucoup de jeunes d’aujourd’hui, appartenant à cette génération qui a grandi avec un discours angoissant sur le chômage, les « filières sans débouchés », la nécessité de choisir des études menant à un « vrai métier ». La crise, qui n’en finit pas. Un désenchantement teinté de renoncement. Il est difficile de rêver et de s’épanouir dans de telles conditions. Cela peut même se révéler opprimant. Au début du roman, Claire est prisonnière de cette tristesse asséchante. L’effronterie de Magda l’aidera à trouver une forme de légèreté.

Je me suis en partie inspirée de ma relation avec ma grand-mère pour évoquer les liens entre Magda et Claire. Je suis fascinée par cela : les liens qui se tissent entre les enfants et leurs grands-parents. Forts, libres, très différents de ceux noués avec les parents. Avec quelque chose de l’ordre de la transmission. De l’urgence et de l’apaisement. Un amour brut.

Vous abordez le pouvoir de la musique. Quel est-il justement ?

Il est puissant. Je fais partie des personnes qui, lorsqu’elles écoutent certains morceaux, ont la chair de poule – c’est-à-dire une réaction physique, littéralement, aux notes. C’est une expérience forte. Presque animale, puisque échappant à tout contrôle. La musique est une nourriture. Une muse. Un voyage. Elle a le pouvoir d’amplifier les émotions. De rendre courageux, d’intensifier la mélancolie ou au contraire de la balayer. Chacun de mes livres est inspiré des morceaux écoutés lors de l’écriture. La musique rend la vie plus belle et plus vraie.

Recherche de la vérité, quête de soi, secrets de famille, enfance… sont des thèmes qui vous semblent chers. Pourquoi un tel intérêt ?

Notre identité est façonnée par les expériences de l’enfance. Lorsqu’une famille est travaillée par un secret, c’est-à-dire un décès tragique, un suicide, un adultère, ou tout événement que l’on croit bon de taire, les enfants le sentent. Ils sont des éponges. Les non-dits qu’ils ne comprennent pas influencent leur développement d’une façon ou d’une autre. Ils peuvent parfois en être les prisonniers. Comprendre, explorer ces non-dits permet de s’en libérer. La liberté est dans la connaissance. D’un point de vue littéraire, les secrets de famille et l’enfance offrent des ressorts romanesques très forts, fascinants à explorer.

Dans chacun de vos romans, le vocabulaire utilisé est très riche. Au-delà de leur signification, les mots que vous choisissez ont une aura, une réelle résonance. Etudiez-vous leur généalogie ? Quels sont vos secrets d’écriture ?

La généalogie des mots est un sujet passionnant. Chacun d’entre eux est le fruit de métissages. Ils ont voyagé, grandi, se sont transformés au fil des décennies. Beaucoup ont des racines étrangères. Prenez par exemple le prénom Eugénie. Il vient du grec ancien ‘eugenia’, qui signifie « bien-née ». C’est beau. Mais cette racine a également donné le terme eugénisme, aujourd’hui connoté négativement.

Les mots sont des personnages. Revenir à leur racine permet de comprendre notre langue en profondeur. De l’habiter. De l’utiliser différemment.

Il y a quelques années, j’ai découvert les livres d’Assia Djebar. Ce fut un choc. Son usage du français illustre son déracinement, son écartèlement entre deux cultures, française et algérienne. C’est très difficile à exprimer, mais en lisant ses mots, j’ai eu le sentiment de redécouvrir ma propre langue.

Vous n’êtes pas qu’auteure, vous être également journaliste économique. Ce sont deux facettes qui semblent s’équilibrer à la perfection. Pourriez-vous être l’une sans l’autre ?

Probablement pas. Le journalisme me permet de garder un pied dans la réalité. L’écriture romanesque me permet de lui échapper. Ce sont les deux faces d’une même pièce, mais pas seulement. Si l’écriture journalistique et l’écriture littéraire sont très différentes, elles s’enrichissent mutuellement. Je l’ai expérimenté lors du travail sur mon prochain roman, où les outils journalistiques, notamment d’enquête, se sont infiltrés dans le récit romanesque.

Que pouvez-vous nous dire sur votre prochain roman ?

Il sera très différent des trois premiers – mais l’on y retrouve les thèmes qui me sont chers : secrets de famille, enfance, quête de soi. Ce roman s’inspire de la vie d’une peintre au destin extraordinaire, une aventurière qui a traversé la première moitié du vingtième siècle, a sillonné l’Afrique du Nord et l’Europe, avec une grande liberté. Sa vie s’est achevée tragiquement, en déportation. J’ai tenté de comprendre sa liberté. « Je suis ici pour vaincre la nuit » sort le 24 août prochain, chez Fleuve.

Un petit portrait chinois ça vous tente ?

Que seriez-vous si vous étiez :

– un livre : « La promesse de l’aube », de Romain Gary.

– l’un de vos personnages : Ceija, la vieille tsigane aveugle et totalement incorrecte des « Enfants Indociles ».

– une peur : le syndrome de l’imposteur.

– un bruit : Le souffle du vent dans la cime des arbres.

– un objet : un vélo.

– un défi : Carpe Diem.

– une invention : l’écriture.

– une émotion : le vacillement.

– un animal : une hirondelle.

– un lieu : un fjord islandais.

– un adage : « Les premières places ne sont pas intéressantes, celles qui m’intéressent, ce sont les places à part ». Jean Cocteau, Les Enfants Terribles.

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Marie, que lisez-vous ?

Je suis toujours plongée dans la lecture de plusieurs ouvrages en parallèle – certains dans le cadre de mes recherches d’écriture, d’autres, pour le plaisir. En ce moment, je lis dans « La prochaine fois, le feu », de James Baldwin, « Garbo », de Guillaume de Fonclare, et « Chroniques de la dernière révolution », d’Antoni Casas Ros, un auteur que j’aime énormément. Enfin, je viens de terminer « Femme absolument », d’Adeline Fleury. Une réflexion intelligente sur ce qu’est être femme et féministe aujourd’hui.

Un mot de votre actualité 2017 : séances de dédicace ? Salons ? …

Samedi 10 juin, vers 17h, je lirai un extrait de « Chien Blanc », de Romain Gary, lors de l’événement « Et vous, que lisez-vous ? », à l’espace des Blancs Manteaux (Paris IVe). Toute la journée, des artistes, auteurs, étudiants, commerçants, liront des textes qui les ont marqués. Ce sera un beau moment de partage autour des livres.

Suivront la sortie de mon prochain roman, le 24 août prochain, et une série de rencontres dans la foulée. Toutes les dates ne sont pas encore fixées, elles seront bientôt sur mon site, www.mariecharrel.com. Je serai heureuse de vous y retrouver.

Rendez-vous le 10 juin aux Blancs Manteaux

Samedi 10 juin, à l’Espace des Blancs Manteaux (Paris IVe), Marie Charrel lira un extrait de « Chien Blanc », de Romain Gary, vers 17h.

Toute la journée, des auteurs, étudiants, artistes, réalisateurs, partageront avec vous les lectures qui les ont marqués.

Échanges, découvertes et plaisir des mots en perspective.

Pour retrouver le programme complet, cliquez ici.

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Rendez-vous le 12 décembre

Chers tous, Marie Charrel dédicacera « Les enfants indociles » le 12 décembre à la Mairie du XIIIe arrondissement de Paris, à l’occasion d’une rencontre littéraire.

Elle sera en compagnie de Mathieu Simonet. Il est l’auteur de « Barbe rose », un récit très fort sur son père.

Merci à Jacqueline Zana-Victor pour son accueil chaleureux et passionné.

Nous vous y attendons nombreux !

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