« Une histoire originale qui mêle habillement suspense et thèmes initiatique »

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Le blog « Les petites lectures de Scarlett » a aimé « Les enfants Indociles ».

Voici un extrait de la chronique :

« Une histoire originale qui mêle habillement suspense et thèmes initiatique ! Les personnages, principaux et secondaires, sont tous bien travaillés psychologiquement, ils apportent tous une partie des réponses aux questions soulevées par la disparition de Magda ! Et en fin, la plume de l’autrice est fine, fluide, dynamique et captivante !

Un roman plein de tendresse, de délicatesse et de facétie qui donne une folle envie de sortir des sentiers battus, de se dépasser et de profiter à 200% de la vie. »

Pour lire la chronique dans son intégralité, cliquez-ici.

« Les enfants indociles » : interview avec le Collibris

« Les enfants indociles » étaient dans la box littéraire du mois de mai du Ptit Colli. A cette occasion, Marie Charrel a donné une interview au blog du Collibris, dont voici un extrait. Retrouvez la totalité du texte en cliquant ici.

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Bonjour Marie. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre univers littéraire ?

Je suis auteure, journaliste et exploratrice des mondes intérieurs. Mes trois premiers romans évoquent la question des liens familiaux, des secrets, des choix de vie. Avec toujours, une large place accordée à l’imaginaire. J’aime aborder les sujets graves avec légèreté.

Votre dernier roman « Les enfants indociles » a été sélectionné par le comité éditorial du Ptit Colli. Certains lecteurs auront donc la chance de le recevoir dans leur box littéraire.

– Quel message souhaiteriez-vous leur adresser ?

De ne jamais rien prendre trop au sérieux. La vie est trop courte.

– Comment leur présenteriez-vous ce livre ?

« Les enfants indociles » sont à la fois un jeu de piste, une aventure, une quête initiatique parfois joyeuse, parfois douloureuse. Un matin, Magda disparaît de sa maison de retraite. De là où elle se cache, elle lance des défis à sa petite fille Claire. Ils sont d’abord un peu fous, puis de plus en plus durs : porter des chaussures à  talons très hauts, poser nue, démissionner… Claire se prend au jeu, convaincue que cela lui permettra de retrouver sa grand-mère. Au fil des défis, elle affrontera les blessures de son passé. Notamment celles liées à son père, qui s’est évaporé lorsqu’elle était enfant. Peu à peu, elle se libérera des maux qui l’empêchaient de vivre.

D’où vous est venue l’excellente idée d’utiliser le jeu « cap ou pas cap » comme fil rouge de votre roman ?

Je désirais que cette quête démarre dans la joie. Mais aussi qu’elle se tisse autour de la relation entre Claire et sa grand-mère, qui l’a élevée. Quoi de mieux qu’un jeu d’enfant pour cela ? Mais très vite, ce n’est plus tout à fait un jeu d’enfant.

Selon vous, faut-il être mis au défi pour se dépasser et se (re)trouver ?

J’en suis convaincue. Pour survivre à nos blessures, nous nous enfermons peu à peu dans une routine, des schémas de pensée, des relations parfois déséquilibrées, parce que cela nous rassure et nous protège, d’une certaine façon. Mais cela empêche d’avancer, aussi. Il est plus facile de se complaire dans la douleur et la nostalgie que de faire table rase pour repartir de zéro. Comment briser le cercle, enclencher le mouvement indispensable pour entamer une réflexion sur soi ? Sans un événement extérieur, c’est très difficile. Lorsqu’un défi nous pousse à nous dépasser, nous posons un regard différent sur le monde. Nous faisons un pas de côté qui peut, parfois, faire tomber les barreaux intérieurs.

Cap ou pas cap ? Est-ce que vous souhaiteriez que l’un de vos proches vous lance de tels défis ? Oseriez-vous les relever ?

Oui, à condition qu’ils soient bienveillants, comme ceux de Magda. Se remettre en question, douter de soi est un préalable indispensable pour avancer. Tenter de devenir une meilleure personne. Il n’y a pas d’âge pour cela.

Entre jeu de piste et réflexion sur le sens de la vie, « Les enfants indociles » apparaît comme un véritable voyage initiatique. Finalement, c’est une thérapie que vous nous proposez ! ? (rires).

Je dirai plutôt une réflexion ! Je crois que les livres aident à cela : réfléchir, grandir, tout en se divertissant. D’un point de vue personnel, je suis devenue plus forte grâce aux livres. Certains m’ont sauvé la vie, comme « Le mythe de Sisyphe », d’Albert Camus, ou « Professeurs de désespoir », de Nancy Huston. Plus modestement, « Les enfants indociles » rappellent cela : il suffit parfois de changer un peu le regard que l’on porte sur sa propre vie pour être en mesure d’accomplir des choses incroyables.

Que pouvez-vous nous dire sur Claire et Magda ? Comment leur avez-vous donné vie ?

Claire ressemble à beaucoup de jeunes d’aujourd’hui, appartenant à cette génération qui a grandi avec un discours angoissant sur le chômage, les « filières sans débouchés », la nécessité de choisir des études menant à un « vrai métier ». La crise, qui n’en finit pas. Un désenchantement teinté de renoncement. Il est difficile de rêver et de s’épanouir dans de telles conditions. Cela peut même se révéler opprimant. Au début du roman, Claire est prisonnière de cette tristesse asséchante. L’effronterie de Magda l’aidera à trouver une forme de légèreté.

Je me suis en partie inspirée de ma relation avec ma grand-mère pour évoquer les liens entre Magda et Claire. Je suis fascinée par cela : les liens qui se tissent entre les enfants et leurs grands-parents. Forts, libres, très différents de ceux noués avec les parents. Avec quelque chose de l’ordre de la transmission. De l’urgence et de l’apaisement. Un amour brut.

Vous abordez le pouvoir de la musique. Quel est-il justement ?

Il est puissant. Je fais partie des personnes qui, lorsqu’elles écoutent certains morceaux, ont la chair de poule – c’est-à-dire une réaction physique, littéralement, aux notes. C’est une expérience forte. Presque animale, puisque échappant à tout contrôle. La musique est une nourriture. Une muse. Un voyage. Elle a le pouvoir d’amplifier les émotions. De rendre courageux, d’intensifier la mélancolie ou au contraire de la balayer. Chacun de mes livres est inspiré des morceaux écoutés lors de l’écriture. La musique rend la vie plus belle et plus vraie.

Recherche de la vérité, quête de soi, secrets de famille, enfance… sont des thèmes qui vous semblent chers. Pourquoi un tel intérêt ?

Notre identité est façonnée par les expériences de l’enfance. Lorsqu’une famille est travaillée par un secret, c’est-à-dire un décès tragique, un suicide, un adultère, ou tout événement que l’on croit bon de taire, les enfants le sentent. Ils sont des éponges. Les non-dits qu’ils ne comprennent pas influencent leur développement d’une façon ou d’une autre. Ils peuvent parfois en être les prisonniers. Comprendre, explorer ces non-dits permet de s’en libérer. La liberté est dans la connaissance. D’un point de vue littéraire, les secrets de famille et l’enfance offrent des ressorts romanesques très forts, fascinants à explorer.

Dans chacun de vos romans, le vocabulaire utilisé est très riche. Au-delà de leur signification, les mots que vous choisissez ont une aura, une réelle résonance. Etudiez-vous leur généalogie ? Quels sont vos secrets d’écriture ?

La généalogie des mots est un sujet passionnant. Chacun d’entre eux est le fruit de métissages. Ils ont voyagé, grandi, se sont transformés au fil des décennies. Beaucoup ont des racines étrangères. Prenez par exemple le prénom Eugénie. Il vient du grec ancien ‘eugenia’, qui signifie « bien-née ». C’est beau. Mais cette racine a également donné le terme eugénisme, aujourd’hui connoté négativement.

Les mots sont des personnages. Revenir à leur racine permet de comprendre notre langue en profondeur. De l’habiter. De l’utiliser différemment.

Il y a quelques années, j’ai découvert les livres d’Assia Djebar. Ce fut un choc. Son usage du français illustre son déracinement, son écartèlement entre deux cultures, française et algérienne. C’est très difficile à exprimer, mais en lisant ses mots, j’ai eu le sentiment de redécouvrir ma propre langue.

Vous n’êtes pas qu’auteure, vous être également journaliste économique. Ce sont deux facettes qui semblent s’équilibrer à la perfection. Pourriez-vous être l’une sans l’autre ?

Probablement pas. Le journalisme me permet de garder un pied dans la réalité. L’écriture romanesque me permet de lui échapper. Ce sont les deux faces d’une même pièce, mais pas seulement. Si l’écriture journalistique et l’écriture littéraire sont très différentes, elles s’enrichissent mutuellement. Je l’ai expérimenté lors du travail sur mon prochain roman, où les outils journalistiques, notamment d’enquête, se sont infiltrés dans le récit romanesque.

Que pouvez-vous nous dire sur votre prochain roman ?

Il sera très différent des trois premiers – mais l’on y retrouve les thèmes qui me sont chers : secrets de famille, enfance, quête de soi. Ce roman s’inspire de la vie d’une peintre au destin extraordinaire, une aventurière qui a traversé la première moitié du vingtième siècle, a sillonné l’Afrique du Nord et l’Europe, avec une grande liberté. Sa vie s’est achevée tragiquement, en déportation. J’ai tenté de comprendre sa liberté. « Je suis ici pour vaincre la nuit » sort le 24 août prochain, chez Fleuve.

Un petit portrait chinois ça vous tente ?

Que seriez-vous si vous étiez :

– un livre : « La promesse de l’aube », de Romain Gary.

– l’un de vos personnages : Ceija, la vieille tsigane aveugle et totalement incorrecte des « Enfants Indociles ».

– une peur : le syndrome de l’imposteur.

– un bruit : Le souffle du vent dans la cime des arbres.

– un objet : un vélo.

– un défi : Carpe Diem.

– une invention : l’écriture.

– une émotion : le vacillement.

– un animal : une hirondelle.

– un lieu : un fjord islandais.

– un adage : « Les premières places ne sont pas intéressantes, celles qui m’intéressent, ce sont les places à part ». Jean Cocteau, Les Enfants Terribles.

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Marie, que lisez-vous ?

Je suis toujours plongée dans la lecture de plusieurs ouvrages en parallèle – certains dans le cadre de mes recherches d’écriture, d’autres, pour le plaisir. En ce moment, je lis dans « La prochaine fois, le feu », de James Baldwin, « Garbo », de Guillaume de Fonclare, et « Chroniques de la dernière révolution », d’Antoni Casas Ros, un auteur que j’aime énormément. Enfin, je viens de terminer « Femme absolument », d’Adeline Fleury. Une réflexion intelligente sur ce qu’est être femme et féministe aujourd’hui.

Un mot de votre actualité 2017 : séances de dédicace ? Salons ? …

Samedi 10 juin, vers 17h, je lirai un extrait de « Chien Blanc », de Romain Gary, lors de l’événement « Et vous, que lisez-vous ? », à l’espace des Blancs Manteaux (Paris IVe). Toute la journée, des artistes, auteurs, étudiants, commerçants, liront des textes qui les ont marqués. Ce sera un beau moment de partage autour des livres.

Suivront la sortie de mon prochain roman, le 24 août prochain, et une série de rencontres dans la foulée. Toutes les dates ne sont pas encore fixées, elles seront bientôt sur mon site, www.mariecharrel.com. Je serai heureuse de vous y retrouver.

Rendez-vous le 10 juin aux Blancs Manteaux

Samedi 10 juin, à l’Espace des Blancs Manteaux (Paris IVe), Marie Charrel lira un extrait de « Chien Blanc », de Romain Gary, vers 17h.

Toute la journée, des auteurs, étudiants, artistes, réalisateurs, partageront avec vous les lectures qui les ont marqués.

Échanges, découvertes et plaisir des mots en perspective.

Pour retrouver le programme complet, cliquez ici.

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« Un excellent roman d’été »

Le blog Lecture / Ecriture a chroniqué les « Enfants indociles », et soulève une question : une suite aux aventures de Claire Jarnon est-elle envisagée ? Qui sait…

Voici un extrait de la chronique, à retrouver en intégralité en cliquant ici :

« Les enfants indociles au titre sublime mérite le coup d’œil. Marie Charrel dresse l’itinéraire d’une jeune femme au potentiel inassouvi, qui par manque de confiance ou par manque tout court (d’amour – familial en particulier avec une mère absente et un père en fuite) n’ambitionne pas grand chose dans sa vie.
Les défis lancés par sa grand-mère qui, elle, a toujours assuré et les rencontres humaines qu’ils impliquent vont l’amener à se dépasser.
Je soupçonne Marie Charrel d’envisager une suite à cette quête par l’intermédiaire de ce mystérieux locataire aux yeux bleus saisissants, dont la présence rassure l’héroïne et interpelle le lecteur. Un excellent roman d’été réussi ».

 

 

« Un roman virtuose », pour Café Powell

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Le site culturel Café Powell a beaucoup aimé « Les enfants indociles », et en a tiré une chronique à faire rougir l’auteure. Oui, oui !

En voici quelques mots :

« Avec ce personnage d’écrivain culte, Marie Charrel a réussi à créer une figure romanesque des plus fascinantes, aux multiples facettes. Qui est donc Madeleine Jarnon ? Claire apprendra qu’on ne connaît jamais à 100% les adultes qui nous ont élevés. Ceux-ci peuvent nous cacher de nombreux secrets, quand bien même on a l’impression de les connaître par cœur.

Et si ces secrets résidaient dans l’oeuvre littéraire conséquente de Madeleine ? Marie Charrel nous immerge dans ces romans et nouvelles imaginaires, nous les résumant avec un talent de conteuse impressionnant, parvenant à nous donner envie de lire des romans qui n’ont aucune existence réelle ! Drôle de mise en abime ! Ces histoires permettent à Claire de comprendre un peu mieux sa grand-mère, mais aussi sa propre vie.

Les Enfants indociles est donc un roman virtuose, qui jongle avec trois générations de manière brillante, tout en jouant avec le rôle de la fiction au sein même d’un récit. Nous avons tout aimé dans ce livre, des personnages tous très attachants (même Alexis Topalian, le collègue imbu de lui-même de Claire !) au mystère autour de la disparition de Madeleine, en passant par la réflexion sur la famille et le besoin de liberté que l’on peut parfois ressentir… Un roman très mature, très abouti, que nous vous conseillons avec beaucoup de chaleur ! »

Un grand merci à Café Powell.

Pour lire la chronique, cliquez ici.

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